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MONTBELIARD : EXPOSITION YVES BELORGEY "RUE DES PYRENEES" AU 19 CRAC


Du 13/05/2017 au 27/08/2017
Le 19 CRAC, 19 avenue des Alliés, 25200 MONTBELIARD



Du 13 mai au 27 août 2017,

 

Yves Bélorgey

"Rue des pyrénées"

 

Le sujet de la peinture et des dessins d’Yves Bélorgey est depuis toujours l’habitat collectif. La soixantaine de « dessins photographiques » qui constituent son exposition pour le 19, Crac, proposent cette fois une dense succession de points de vue depuis, et sur, la seule longue rue des Pyrénées, une des plus anciennes rocades parisiennes. Le parcours restitué, limitrophe des premières banlieues, suggère le continuum spatial de l’habitat, collectif lui aussi. Cette tentative de faire pénétrer la rue des Pyrénées au 19 relève du désir d’inscrire l’espace commun comme sujet, au cœur de la pratique artistique, mais aussi de « retourner » l’enveloppe intérieure du centre d’art pour en souligner aussi la vocation première d’espace public.

Extrait de l’entretien d’Yves Bélorgey avec Anne Giffon-Selle, publié dans le Cahier du 19, 2017-2.

« Qu’entends-tu par « dessin photographique » ?

De par son infinité de valeurs de gris, le dessin permet aussi de rappeler la vision photographique. Des contrastes qui sont un écart par rapport à la perception quotidienne. Mes tableaux et mes dessins s’appuient sur un reportage photographique. L’enregistrement est démonté, remonté et interprété à l’atelier.

En dessinant, j’ai souvent l’impression de tirer une photographie. Mais à l’inverse des tableaux photographiques de Gerhard Richter par exemple, mes dessins ne découlent pas d’un effet de surface et d’écran qui homogénéiseraient le plan.

Depuis le début, il est important pour moi que l’image ne soit pas mécaniquement  agrandie sur le support pour être dessinée ou peinte. Ma méthode s’apparente plutôt à la grille qu’on utilisait autrefois pour agrandir une image, ou bien au report de l’esquisse à l’échelle du tableau. Mais dès le début, j’ai eu besoin de dessiner ou de construire l’image, de voir les choix que je faisais, ce que je garde, ce qui va disparaitre. J’ai progressivement essayé d’intégrer au tableau des détails de plus en plus variés, des choses que je n’aurais pas pu peindre autrefois car elles m’auraient semblé anecdotiques ou sentimentales.  D’où l’activité des habitants qui est comme induite dans les tableaux ou dessins. Cela répond à la question de l’absence de la figure qui inquiète souvent les spectateurs.

Ils éprouvent aussi souvent un double malaise vis-à-vis du dessin d’après photographie, comme si celui-ci devenait inauthentique et tentait d’usurper le potentiel illusionniste de la photographie tout en trahissant le confort de cette illusion. Ou bien certains imaginent que des choix se font sur des critères de photogénie, ce qui n’est pas le cas pour moi.  Le dessin ramène toujours du non-savoir ou de l’improvisation. (…) »

Extrait de l’entretien entre Yves Bélorgey et Anne Giffon-Selle, in Cahiers du 19, 2017-2




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