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PARIS 14e : EXPOSITION "FOLLEMENT DROLE - WAHNSINNIG KOMISCH" AU MUSEE D'ART ET D'HISTOIRE DE L'HOPITAL SAINTE-ANNE


Du 30/10/2020 au 31/03/2021
Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte-Anne (MAHHSA), 1 rue Cabanis, 75014 PARIS



Du 30 octobre 2020 au 31 mars 2021,

 

"Follement drôle – Wahnsinnig komisch"

 

La collection du MAHHSA propose un regard croisé entre l’histoire de l’art et l’histoire de la psychiatrie qui permet de redonner un contexte aux productions de patients-artistes. Ainsi, le MAHHSA se place à la fois dans une volonté de déstigmatisation des œuvres d’art produites par des personnes atteintes de pathologies mentales, mais il porte également un regard scientifique sur les problématiques liées à l’art et à la psychiatrie. Notre musée propose donc, en plus de ses expositions et de ses visites guidées, des ressources bibliographiques, des publications ou des conférences, au sein de nos expositions, ou dans d’autres cadres, qui visent à faire comprendre le lien entre l’art et la psychiatrie.

Le 30 octobre prochain débutera une nouvelle exposition au sein du musée : Follement drôle – Wahnsinnig komisch. Prévue jusqu’au 31 mars 2021 au MAHHSA, cette exposition co-produite avec la Collection Prinzhorn à Heidelberg (Allemagne), partira ensuite au musée Prinzhorn du 13 mai au 26 septembre 2021. Voici le propos de cette exposition :

Pour la première fois de son histoire, le Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte-Anne (MAHHSA) s’associe à un autre musée hospitalier ; prestigieux s’il en est, à savoir la Collection Prinzhorn de Heidelberg en Allemagne, pour organiser une exposition en co-production.

Un thème commun a été imaginé pour réunir certaines œuvres de ces deux collections emblématiques afin de les présenter autour d’un projet conceptuel. Ainsi, le thème de l’humour sera au centre de cet accrochage inédit. Il s’agira de montrer que la « folie » n’est pas nécessairement associée au drame et que les artistes, dans leurs parcours de malades, s’emparent également de l’humour, du non-sens et de la dérision dans de véritables perspectives artistiques.

C’est pourquoi cette exposition présentera de nombreuses formes d’humour exprimées dans les travaux de ces artistes. Celles-ci sont à la fois singulières et le témoin de nos cultures respectives. Mais elles sont aussi souvent similaires dans leurs modes d'expression : la caricature, comme en témoignent les œuvres de Caroline Macdonald qui produisit plusieurs portraits revisités des Révolutionnaires français dans les années 1980 ; ou le dadaïsme, une autre forme d’expression humoristique, seront particulièrement présents. D'autres artistes font preuve de distanciation en choisissant parfois comme sujet la critique des institutions psychiatriques : André Petit avec sa  « spirale pour emmerder les psychiatres » en 1967 ou Erich Spieβbach qui singe le monde hospitalier en 1952, en sont des exemples. L’humour grivois est également au cœur de cette exposition à l’instar d’Eduard Paul Kunze ou de Maurice Blin. C’est pourquoi ces œuvres seront rassemblées selon leurs différents modes d’expression humoristique, et non en fonction de leurs dates de production qui s’étendent du début de XXe siècle aux années 1980.

Les œuvres présentées, tant celles de la Collection Sainte-Anne rarement exposées, que celles de la Collection Prinzhorn, sont l’occasion de les regarder une nouvelle fois pour leur identité artistique, éloignée de toutes interprétations liées à la pathologie de leurs auteurs. Elles seront également le témoin d’une association inédite entre deux lieux emblématiques aux perspectives communes.

La Collection Prinzhorn fut constituée dès les années 1900. La majeure partie de la collection originelle fut rassemblée par l’historien de l’art et psychiatre Hans Prrinzhorn. En seulement deux années, il rassembla plus de 5 000 œuvres provenant de différentes institutions psychiatriques allemandes et germanophones. Bildnerei der Geisteskranken, l’ouvrage largement illustré qu’il publia à propos de ces œuvres, fut très rapidement diffusé en Europe et inspira largement Max Ernst, Paul Klee ou encore Alfred Kubin.

Cette collection bien qu'emblématique, resta longtemps difficile d'accès, sauf lors de certaines expositions, telle la Beauté Insensée par exemple en 1996, puis avant de devenir un musée officiel ouvert au public en 2001 faisant partie de la clinique psychiatrique de l’hôpital universitaire d’Heidelberg. Un parcours qui fait écho à celui de la Collection Sainte-Anne, rassemblée à partir des années 1950 suite à la première Exposition internationale d’art psychopathologique à l'hôpital Sainte-Anne. Depuis, cette collection a existé à travers de nombreuses expositions avant d’obtenir l'appellation Musée de France en 2016. Nos deux institutions ont travaillé de nombreuses années avant d'être reconnues comme des lieux essentiels de recherche scientifique au sujet des liens entre art et psychiatrie.

 

Entrée 5 euros (plein tarif) ou gratuite pour les Amis du Musée, -25 ans, demandeurs d’emploi, patients & personnel du Ghu.




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