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Né
le 4 mars 1931, ce Rouennais a du sang de breton dans les veines
et ses grands-parents et parents étaient férus de théâtre et lyrique,
au Théâtre Français comme au Théâtre
des Arts.
Tout jeune, durant l'occupation, il découvre
la musique sous la direction de Victor David à Petit Quevilly.
Etudes classiques à Corneille, puis section Arts et Métiers
à Fontenelle, voici le jeune André qui entre en qualité de dessinateur
au Transformateur à Petit Quevilly, il y restera
de 1947 à 1986, et en sortira avec la médaille du travail : échelon
or.
Parallèlement, André est toujours très attiré
par le spectacle, d'ailleurs il sera délégué aux animations culturelles
de son Comité d'établissement durant huit ans. Mais il a bien
d'autres cordes à son arc, le cinéma d'abord, avec le film club
de Rouen, dès 1948, avec aussi la création d'un Ciné Club au Kursaal
de petit Quevilly, et avec la réalisation d'une centaine d'affiches,
pour les films projetés pendant vingt ans au Ciné Club. Celle-ci
furent plusieurs fois exposées, notamment dans le hall des Gaumont,
tant à Rouen qu'à Caen, voici quelques années, ainsi qu'à la DASS
de Rouen et à l'Armitière.
Abonné de la première heure du Théâtre des Arts,
après avoir suivi l'épopée du Théâtre-cirque, André RUELLAN s'est
toujours reconnu une culture au goût très "classique".
Une nouvelle page de ses activités prend corps,
lorsqu'il devient en 1972 le titulaire de la chronique de critique
d'art de Tout Rouen, puis des Affiches
de Normandie, sans compter de nombreuses revues Visages
du 20ème siècle, Le Peintre, L'amateur
d'art, ou encore Le Film Français, avant
de collaborer à Liberté Dimanche, grâce à Roger PARMENT, et à
Valeur de l'art de Monsieur SUVE.
De la peinture Pompier à l'abstraction
lyrique, André RUELLAN a su se faire le champion de bien des courants,
avec toujours et en toutes circonstances la plus grande gentillesse
au fil de 7000 critiques artistiques.
« La presse permet de
multiples contacts humains, des rencontres, un enrichissement
permanent face à la médiocrité (peut être) de quelques uns et
au plaisir de côtoyer les gens de bon aloi. »
Rémy Parment
Liberté Dimanche - nov. 1994 |