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Guy NOUCHY

guy_nouchy@live.fr
www.guynouchy.fr

58 rue de la Chapelle
92500 Rueil-Malmaison

L’art, d’une manière générale, a interpellé Guy Nouchy dès son plus jeune âge. La peinture bien sûr, pour laquelle il a montré très tôt des dispositions, mais aussi la musique et l’opéra qui ont également compté dans sa vie puisqu’il a eu l’opportunité de travailler sa voix au Conservatoire Maurice Ravel de Levallois et de chanter l’opéra trois années durant. Cette passion d’enfance laisse encore des traces sur chacune de ses peintures, tout comme les nombreux voyages qu’il a pu faire, souvent à l’autre bout du monde, tout au long de son existence. Cependant, l’artiste ne s’est pas de prime abord dirigé vers la musique ou la peinture. Sa nature scientifique l’a avant tout poussé vers la pharmacie, domaine qui jusqu’ici lui a permis de vivre. La filière « arts plastiques » proposée par les lycées étant généralement réservée aux classes littéraires, ce qui est bien regrettable ! il a dû se contenter, dans un premier temps, d’une option qui lui a tout de même permis de trouver un peu son miel, notamment à travers l’œuvre de Chagall dont, autant que possible, il ne rate jamais une exposition. Devenu adulte, il tombe un beau jour en arrêt devant l’œuvre plastique d’un artiste qui finira par devenir son ami autant que son maître. Il découvre alors l’art du collage et des mélanges de matière, une technique qui pour lui symbolise le rêve. Cette rencontre est un déclic. Il se remet à peindre. Il s’amuse. Pour lui, il s’agit tout au plus d’un passe-temps. Malgré tout, presque malgré lui, un atelier prend forme, se construit. Au début, il se sent maladroit, puis une véritable construction s’élabore. Il visite de nombreuses expositions, rencontre d’autres artistes, travaille encore et encore. Son oeuvre de peintre démarre vraiment en 2004. Elle atteindra sa vitesse de croisière en 2006, année des premières expositions et des premières ventes. Aujourd’hui, il estime commencer à maîtriser son art. Avant tout, il se fait plaisir. Les prémices d’une œuvre sont toujours pour lui une aventure nouvelle, toujours aussi une « invitation au voyage ». Pas d’idée préconçue, il se laisse guider par un morceau de journal, un bout de tissu ou de dentelle qu’il colle sur la toile et autour duquel il brode, déclinant à l’infini une couleur dominante. Viennent ensuite les matières les plus diverses : vieux papiers, belles écritures à la plume, chinoises ou tibétaines, feuille d’or, poudre d’or, aluminium, vieilles enveloppes, enduits, journaux, sable, colorants acryliques… L’artiste est constamment en quête de matières nouvelles. Il estime le tableau achevé lorsque « sa vision d’ensemble » lui semble « homogène, calme et apaisée ; qu’elle le laisse en paix avec lui-même ». Pour lui, une œuvre n’est jamais figée. Pourtant, il y revient assez peu à partir du moment où elle a trouvé son « équilibre ». Il lui arrive encore d’encadrer lui-même ses œuvres, souvent les plus « déjantées », ou de ne pas les encadrer du tout. Pour la plupart, il a développé une belle complicité avec un encadreur car, souligne-t-il, « un encadrement peut aussi être de l’art ». En tout cas, « il doit apporter quelque chose de plus à l’œuvre ». Citons pour exemples : « La vallée aux oiseaux » (2009) vers laquelle se porte notre coup de cœur en raison de sa belle unité turquoise et brune, plus sobre peut-être que les autres peintures. « Lincoln Center » également, « Folies intérieures 1 », « Lettres d’antan », diptyque légèrement ouvert ou « Musique légère ». Enfin, « En première instance » qui, comme « Chicago movies » est une œuvre récente qui laisse déjà entrevoir une première cassure des vieux schémas. Dans l’ensemble, l’artiste juge que ses tableaux - auquel le titre est toujours donné lorsqu’ils sont terminés - gardent un côté « bien ordonné » - trop peut-être - qu’il aimerait bien casser pour aller vers des choses plus contemporaines avec plus de matières (carton, laine, raphia, grillage…) et ordonnancées autrement. Il se rend compte depuis quelque temps que ces cadres avec lesquels il joue sont une « transition vers autre chose ». Il ressent le besoin « de rêver, de divaguer autrement, de se lâcher afin de passer à autre chose ». En bref, Guy Nouchy est en pleine mutation !




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