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PONT-L'EVEQUE : EXPOSITION "LES PEINTRES DU BAGNE DE GUYANE - LE ROUGE ET LE BLANC" AUX DOMINICAINES


Du 29/06/2019 au 22/09/2019
Les Dominicaines, Place du Tribunal, 14130 PONT-L'EVEQUE



Du 29 juin au 22 septembre 2019,

 

Les peintres du bagne de Guyane (1852-1938)

"Le rouge et le blanc"

 

Le bagne de Guyane est un avorton de l’histoire et des illusions humaines. Quand, en 1848, le très glorieux Victor Schoelcher mit fin au crime contre l’humanité qu’était l’esclavage, aussitôt surgit la question de remplacer des hommes vendus par des hommes punis. Le premier décret qui institua la transportation des condamnés en Guyane fut pris quelques jours après le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte. Reprenant la vieille opinion qu’il valait mieux peupler des espaces vides que de laisser mourir inutilement 6000 hommes dans les quatre bagnes littoraux de métropole, l’idée de la transportation en Guyane fut unanimement approuvée par les corps constitués.

L’idée originale et originelle du bagne ne fut pas de faire de la Guyane une colonie pénitentiaire mais une colonie de peuplement. Mais peut-on transformer des endurcis au crime en colons ? Et combien de saint Vincent de Paul eût-il fallu pour voir dans le criminel un autre que nous-mêmes ? Il ne fallut pas longtemps aux Pères jésuites pour comprendre que le bagne était voué à l’échec pour la simple raison que les militaires ne furent jamais des physiocrates. D’emblée, la pente naturelle des garde-chiourmes choisit de bastonner les condamnés plutôt que de leur apprendre à manier l’araire.

Le bagne fut donc une illusion : les condamnés ne s’amendèrent pas, et vivaient dans l’espérance de fuir, s’évader, partir. La colonie dans son ensemble ne tira aucun avantage, malgré les millions déversés chaque année pour les dépenses du bagne. Que reste-t-il de ces 80 000 forçats qui n’eurent pas droit à une sépulture ?

Il reste à Saint-Laurent-du-Maroni, aux îles du Salut, et épars en des camps divers de Guyane, des traces du bagne. Mais de toutes les traces, les plus touchantes, les plus vraies peut-être, les plus universelles ce sont les centaines d’œuvres picturales qui gisent dans les musées et  galeries. Ces peintures, ces dessins étaient des morceaux de souvenirs de Guyane qu’on emportait à la semelle de ses brodequins, et qu’on achetait aux bagnards peintres. Aujourd’hui, ces œuvres plus gardées que ne le furent jamais les forçats, font revivre un siècle d’histoire artistique et humaine, et nous plongent tout autant dans l’histoire de la Guyane que de l’histoire de France. Elles illustrent, grâce aux procédés modernes de la reproduction, la vérité de Victor Hugo : « Il y a des Benvenuto Cellini au bagne de même que dans la langue il y a des Francois Villon » (Les misérables).

 

Plan et thèmes de l’exposition : Le bagne une prison sans barreaux, l’homme au cachot, les dames de Cayenne au temps de Jules Ferry, le tour de l’île Royale en 1930, un peintre-bagnard du Calvados, (Louis Grilly), Dieu aux Îles du Diable (reproductions de Pierre Huguet), les bagnards tatoués (collection Darbois), projection de trois courts films documentaires, des photographies, des cartels et panneaux d’explication, des œuvres écrites marquantes.




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