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Agenda


PARIS 3e : EXPOSITION JONATHAN GARDNER "LIVING IMAGE" A LA GALERIE ALMINE RECH


Du 20/11/2021 au 18/12/2021
Galerie Almine Rech, 64 Rue de Turenne, 75003 PARIS



Du 20 novembre au 18 décembre 2021,

 

Jonathan Gardner

"Living Image"

 

Jonathan Gardner pre?sente a? la galerie Almine Rech de Paris une dizaine de peintures nouvelles qui forment un ensemble homoge?ne tant par les sujets que par le style.

Plus qu’une peinture du quotidien, celle de Gardner est une peinture des loisirs. Ses personnages sont occupe?s a? des activite?s re?cre?atives : consulter le menu d’un restaurant, lire un livre, prendre un bain, jardiner, collectionner, lire sur la plage... Des sujets, selon ses propres termes, “that are not dramatic, but have potential for introspection“.

Figurative, la peinture de Gardner n’est pas re?aliste : les perspectives sont outre?es, a? la manie?re des ba?timents chez Giorgio de Chirico, l’espace est parfois de?peint en empruntant les strate?gies du Cubisme, les textures sont rendues a? minima (le bois ou le fer d’un seau, les pieds en me?tal d’une table basse) de me?me que les expressions des personnages. Chaque e?le?ment est strate?giquement e?leve? a? son point de lisibilite? le plus simplifie?, et si l’action ne fait aucun doute, la manie?re dont les personnages vivent cette action reste en suspens. Ils semblent e?voluer dans monde ide?al, incroyablement paisible, et dans lequel l’e?motion est pre?te a? surgir. Comme si le spectateur avait carte blanche pour achever la narration. Et dans ce monde paralle?le, stylise? et ide?alise?, impeccable, et ou? les chevelures sont toujours parfaitement agence?es, pointe souvent cette sorte d’inquie?tude qui caracte?rise le surre?alisme.

Comme cela a souvent e?te? note?, il n’y a pas de syste?me de hie?rarchie entre les e?le?ments qui composent le tableau et un tuyau est traite? avec une me?me intensite? qu’un personnage ou un e?le?ment de mobilier ou de de?coration. Chaque e?le?ment est amene? a? un niveau d’e?quivalence qui invite a? regarder ces peintures dans leur dimension abstraite. Invitation que Gardner souligne en faisant usage d’aplats, parfois de grilles ou de lignes qui font pre?valoir la composition sur la narration. Quelques-unes des toiles expose?es de?peignent des sce?nes de bains publics, et Jonathan Gardner raconte que ces sce?nes sont ne?es du souvenir d’une apre?s-midi a? la Russian Bath House de Manhattan en 2019.

Mais rien de cette expe?rience personnelle n’est raconte? et la tonalite? me?me de l’action, dans Bathhouse (2001) par exemple, re?duite a? son minimum, met en e?vidence un re?seau complexe et ge?ome?trique de tuyauterie, la grille re?gulie?re forme?e par le carrelage, et des nuages de vapeur traite?s comme des formes abstraites.

En somme, si elle se pre?sente a? nous dans une certaine forme de simplicite? et d’e?vidence, la peinture de Jonathan Gardner re?ve?le rapidement son e?trangete? — et sa complexite?. De toute e?vidence, elle fait aussi surgir a? l’esprit les styles de peintres ante?rieurs (Fernand Le?ger, Balthus, Magritte, de Chirico, Le Corbusier, David Hockney, Le douanier Rousseau,) mais l’absurdite? de cette liste vraiment he?te?roclite et qui semble re?unir des contraires ne tarde pas a? se manifester : qu’est ce qui saurait relier ces peintres sinon ce style la?, pre?cise?ment ?

— Eric Troncy, Directeur du Consortium, Dijon et E?diteur en chef de Frog Magazine




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