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Agenda


PARIS 3e : EXPOSITION Dr. ESTHER MAHLANGU A LA GALERIE ALMINE RECH


Du 20/11/2021 au 11/12/2021
Galerie Almine Rech, 64 Rue de Turenne, 75003 PARIS



Du 20 novembre au 11 décembre 2021,

 

Dr. Esther Mahlangu

 

De?voile?e en France et en Europe par l’exposition Magiciens de la Terre - organise?e en 1989 au Centre Pompidou par son directeur d’alors, Jean-Hubert Martin - Dr Esther Mahlangu pre?sente a? la galerie Almine Rech une se?rie de toiles datant des anne?es 2019 a? 2021. Si l’on reconnai?t imme?diatement son style ge?ome?trique et ses intrications de couleurs dynamiques, ce nouveau solo-show a? Paris a semble? e?tre une superbe occasion pour une conversation avec l’historien de l’art, qui nous reme?more ses impressions au moment de la de?couverte du travail de cette peintre sud-africaine, ne?e en 1935 a? Middelburg.

 

 

Marie Maertens: Replac?ons-nous dans le contexte de l’e?poque. A la fin des anne?es 1980, vous inaugurez Magiciens de la Terre, projet qui pouvait parai?tre un peu fou de vouloir montrer une vraie sce?ne internationale au Centre Pompidou, soit en dehors des circuits de l’Europe de l’Ouest et de l’Ame?rique du Nord. Pour cela, des curateurs, et vous-me?me, partiront sur les cinq continents et re?uniront cent artistes au final. Andre? Magnin se rend en Afrique-du-Sud, a? la de?couverte de plasticiens sur lesquels il ne dispose que de tre?s peu d’informations et rencontre, pour la premie?re fois, Esther Mahlangu...

Jean-Hubert Martin: Nous nous e?tions en effet aventure?s a? l’aveuglette, car il n’existait aucune bibliographie, me?me si nous avions pris des contacts avec des ethnologues, notamment ceux du Muse?e de l’Homme. J’avais e?galement consulte? beaucoup de livres et de revues, du genre National Geographic, dans lesquelles nous trouvions parfois une piste. Toutefois, pour les Nde?be?le?s, un tre?s beau livre de Margaret Courtney-Clarke, au titre e?ponyme, e?tait de?ja? paru sur les peintures des maisons de ce peuple africain, re?alise?es au moment du rituel de passage a? l’a?ge adulte. Mais notre but demeurait de trouver l’artiste qui avait le plus de talent ou re?alisait les œuvres les plus personnalise?es, dans des communaute?s ou? des formules e?taient re?pe?te?es. Nous voulions de?voiler celui ou celle qui y mettait un investissement ou une e?nergie plus forte que chez les autres, et s’est re?ve?le?e e?tre Esther Mahlangu.

Comment le public de l’e?poque a-t-il re?agi face a? l’œuvre expose?e a? La Villette, qui e?tait une re?plique exacte de sa maison de Middelburg et qu’elle e?tait venue peindre avant le vernissage ?

Il est toujours difficile de savoir comment le public ressent les travaux... mais la critique fut « mesure?e » dirons-nous... Certains adore?rent l’exposition - comme ils le stipulent aujourd’hui ! - mais a? l’e?poque, les te?moignages furent contraste?s. Beaucoup d’acteurs du milieu de l’art ont pense? que ce phe?nome?ne allait e?tre enterre? en quelques mois. Par exemple, j’avais sugge?re? a? un critique que l’on pouvait tisser un paralle?le entre Esther Mahlangu et Sol LeWitt, au niveau formel. Mais il m’avait re?torque? que cela n’avait rien a? voir compte-tenu du background de ce dernier, issu d’une histoire de l’art remontant a? cinq sie?cles. Alors en 2000, quand j’ai e?te? le commissaire de la Biennale de Lyon, appele?e Partage d’exotismes, j’ai fait en sorte qu’ils re?alisent une œuvre commune, mais la?-encore des critiques y ont releve? une supe?riorite? de la part du plasticien ame?ricain.




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