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Agenda


PARIS 4e : EXPOSITION ANGELE GUERRE "SOUS LES RAVAGES" A LA GALERIE JAMAULT


Du 21/05/2022 au 11/06/2022
Galerie Jamault, 19 rue des Blancs-Manteaux, 75004 PARIS



Du 21 mai au 11 juin 2022,

 

Angèle Guerre

"Sous les ravages"

 

Du 21 mai au 11 juin, la galerie Jamault présente le travail de la jeune artiste française Angèle Guerre. Intitulée Sous les ravages, l’exposition met à l’honneur la technique singulière de la sculpture au scalpel. A travers ces plumages sculptés, l’artiste tente de représenter la nature insaisissable.

/// Alina Roches-Trofimova

 

L’une des techniques de travail d’Angèle Guerre est la sculpture au scalpel. Dans ses travaux scalpés, l’artiste tente de réaliser l’impossible :  sculpter la légèreté d’une plume, son mouvement et son extrême grâce. En travaillant ainsi le papier, elle y fait naître de mystérieux plumages — mues sublimées ou parcelles fragmentées de corps vivants. A l’origine laissés blancs, les plumages d’Angèle Guerre se colorent dans cette dernière exposition qui renouvelle son travail.

A propos de sa démarche artistique, la sculptrice affirme :  « Je construits un travail de dessin qui entame la surface. Qu’il s’agisse de gratter derrière un miroir ancien ou d’inciser le papier, l’objectif est de rendre visible une matière et d’en produire un autre espace. C’est une pellicule qui s’effrite, une protection qui s’efface, une peau qui se gonfle et donc une sensation qui est suggérée. J’interroge la mémoire des textures et du motif, le rythme, la pulsation, la répétition, et laisse ainsi mes compositions se créer, par un lent déphasage. » Ce travail de composition, minutieux et précis, permet à Angèle Guerre de transformer le papier en une surface vivante. Ces plumages se parent d’anthropomorphisme, la vie semble grouiller sous les entailles, les pigments et le papier. Comme le souligne très justement l’artiste à propos de ce dynamisme des oeuvres :  « L’agitation prend forme à partir d’un geste lent. »

Les oeuvres d’Angèle Guerre ont presque valeur de synecdoques : à  travers ces somptueux plumages, c’est toute la bête qui se dévoile. Le scalpel fait surgir tout un bestiaire fantastique par le geste créatif de l’artiste. Ce geste, elle le conçoit comme un travail d’ordre artisanal : « C’est la peau d’une bête tendue qu’on dépèce, qu’on met en pièce. Tailler, couper dans la masse, piquer, ce sont aussi des gestes de couturière, de relieur ou de boucher : un travail de manutention précis, celui de l’écrivain aussi. » Avec talent et application, cette manutention parvient à figurer la vie.

 




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