Art-Culture-France, le portail des artistes et de la culture en France
banniere FR RU

Agenda


MARTIGNY (SUISSE) : EXPOSITION HENRI CARTIER-BRESSON ET SAM SZAFRAN A LA FONDATION PIERRE GIANADDA


Du 10/06/2022 au 20/11/2022
Fondation Pierre Gianadda, 59 rue du Forum, 1920 MARTIGNY (SUISSE)



Du 10 juin au 20 novembre 2022,

 

Henri Cartier-Bresson et Sam Szafran

 

« De tous les moyens d’expression, écrivait Cartier-Bresson, la photographie est le seul qui fixe un instant précis. Nous jouons avec des choses qui disparaissent, et, quand elles ont disparu, il est impossible de les faire revivre. »

 

Le 20 février 2020, peu après la disparition du peintre et dessinateur Sam Szafran, son épouse Lilette Szafran décide d’offrir à la Fondation Pierre Gianadda la dernière photographie d’Henri Cartier-Bresson que le couple, dans l’escalier de leur maison, conservait encore précieusement : Bruxelles (1932). A elle seule, cette photographie, aujourd’hui iconique de Cartier-Bresson, est « symbolique de l’amitié » tissée au fil des décennies entre les couples formés par Henri Cartier-Bresson et Martine Franck, Sam Szafran et Lilette Szafran, et Léonard et Annette Gianadda.

Pour titrer les fils de cette amitié, les quatre commissaires de l’exposition ont choisi de revenir à ses origines, c’est-à-dire le 16 mai 1972, jour du vernissage de 60/72 Douze ans d’art contemporain en France, au Grand Palais. Ce jour-là, Henri Cartier-Bresson prend une photographie, non de l’exposition officielle à l’intérieure du Grand Palais, mais sur le parvis où des artistes non sélectionnés pour l’événement, manifestent en exposant eux-mêmes leurs œuvres, dehors et à même le sol, avant de se faire refouler par la police. C’est là qu’Henri Cartier-Bresson, alors âgé de 68 ans, fait la connaissance de Sam Szafran, artiste talentueux de 38 ans qui faisait partie des manifestants. La photographie de Cartier-Bresson, qui ouvre le parcours de l’exposition à la Fondation Pierre Gianadda, illustre cette rencontre et cette amitié de 35 ans, entretenue par les deux artistes jusqu’à la mort de Cartier-Bresson en 2004.

Tout au long de cette amitié artistique, Henri Cartier-Bresson offrira au total 226 tirages de ses photographies à Sam Szafran, dont 154 comportant une dédicace personnelle, comme sur la photographie de Leonor Fini plongée dans l’eau (1933) dédicacée « à Sam et Lilette avec tous les délices d’une amitié partagée, Henri ».

En 1989, à l’occasion de son exposition à la Fondation Pierre Gianadda, Cartier-Bresson faisait la connaissance, avec son épouse Martine Franck, de Léonard et d’Annette Gianadda. Dix ans plus tard, en 1999, Léonard Gianadda organisa la première rétrospective de Sam Szafran, avec lequel il s’était lié d’amitié cinq ans plus tôt.

Au retour des obsèques de son ami Cartier-Bresson, le 3 août 2004, Sam Szafran avait décidé de confier sa collection de photographies à Léonard Gianadda, « troisième pilier de leur amitié partagée », selon les mots du commissaire Jean-Henry Papilloud.

 

« Je n’ai aucun message à délivrer, écrivait Cartier-Bresson, rien à prouver. Voir et sentir, et c’est l’œil surpris qui décide. »

 

Parmi ces « photos données par amitié », seulement une sélection est présentée  dans cette exposition, fruit de la collaboration entre les commissaires d’exposition de la Fondation Pierre Gianadda et ceux de la Fondation Henri Cartier-Bresson, « afin que le public puisse rentrer dans cette amitié sans se lasser ». On y retrouve des photographies célèbres de Cartier-Bresson, comme par exemple L’Araignée d’amour (Mexico, 1934) ou bien Derrière la gare Saint-Lazare (Paris, 1932). Mais également toute une série de photographies que l’éditeur Pierre Braun avait demandé à Cartier-Bresson de faire, en 1944, chez divers artistes et écrivains. Cette série est alors, pour Cartier-Bresson, « l’occasion de rencontrer des figures de la peinture et de la littérature, ses deux passions », explique le commissaire Pierre Leyrat. Ces photographies ne seront finalement pas publiées par Braun, alors qu’aujourd’hui elles sont devenues des portraits emblématiques de Pierre Bonnard, d’Henri Matisse, de Rouault ou encore de Giacometti !

 

 

 




plusVoir toutes les actualités

Pièce(s) jointe(s) :


piece_jointe



piece_jointe



Partager l'article